Bellhoré, c’est cette enfant qui, bien qu’aucunement baignée dans une culture manuelle ou artistique, manifeste pourtant dès son plus jeune âge un goût certain pour les domaines artistiques, et affirme vite son intérêt pour tout ce qui lui permet de marier les couleurs et/ou jouer avec. Dessins, collages ou autres peintures sont dans son domaine mais pas que; A l’âge auquel d’autres gamins gratifient encore leurs parents des mêmes gribouillis désespérément monochromes devant lesquels on feint de s’extasier, Bellhoré surprenait les siens en leur écrivant déjà de jolis poèmes.

 

Bellhoré, c’est cette gamine, qui à 17ans, sans franchement susciter l’enthousiasme de son entourage qui ne sait pas trop ce qui l’attend, décide de devenir ébéniste.

 

Devenir apprentie ébéniste en période de crise, dans un monde majoritairement masculin, pour une jeune fille de 17ans, qui de surcroît n’est pas une «enfant du sérail» est un long parcours du combattant! A force de persévérance et de ténacité, elle entre en formation ébénisterie au cfa de la Bonne Graine à Paris. Après son CAP ébénisterie, elle choisit de peaufiner sa formation au lycée des métiers d’art du bois et de l’ameublement de Revel (31) où elle obtient son CAP tourneur et marqueteur. C’est à Revel qu’elle découvre, entre autres, la technique de la marqueterie de paille.

 

Ne trouvant pas immédiatement de travail que dans son domaine, en tant que jeune fille professionnellement peu expérimentée, c’est au travers d’emplois pour le moins variés qu’elle approfondit ses connaissances du monde du travail. Ainsi, c’est avec les mêmes énergie et goût du travail bien fait qu’elle assume pleinement des fonctions allant d’employée de cirque ou vendeuse à «Maison du Monde» jusqu’à vendangeuse ou standardiste, en passant par surveillante sur un site d’accrobranche.

Peut-être sont-ce les douces lumières de ses souvenirs finlandais, ou au contraire la dure expérience d’une traversée du grand nord, toujours est-il que c’est en revenant de cette traversée de deux mois de la Laponie finlandaise en traîneau avec son copain d’époque et les chiens, que Bellhoré se lance dans la création de marqueterie de paille.

 

Conciliant des boulots alimentaires et d’autres emplois en intérim à son travail de création, elle réalise ses premières œuvres, des pendules en marqueterie de paille (lien photos) qui prennent modestement vie dans un atelier qu’elle s’improvise chez ses parents. Parallèlement, la vie l’amène à faire d’heureuses rencontres avec des artistes et artisans, notamment Gerardo de Pablo (site), sculpteur, et Mathieu Froissart, métallier, qui la forment au travail du métal; formation qui éveille en elle les ébauches de sa première collection née du mélange métal/bois et ne perdant pas de vue ses marqueteries de paille.

 

Cette première collection prend vie dans le même esprit d’adaptation aux moyens du bord. Bellhoré n’est pas une parvenue à laquelle on aurait confié un atelier fonctionnel clés en mains, ou qui aurait bénéficié d’un quelconque carnet d’adresse. Elle soude dans le garage de ses parents, travaille le bois dans une chambre aucunement adaptée, et s’achète ses premières machines avec les salaires de son job alimentaire qu’elle assume parallèlement.

Ainsi naît la première collection de meubles et aménagement intérieur qui comprend paravent, table basse, tabourets, meuble pour 33/45 tours, console, le tout dans un design aux lignes élégantes et épurées, mariant finement le métal et le bois, et dont les éléments de paille, évoluant au gré des lumières, viennent embellir l’ensemble en le contrastant de ses reflets colorés.

Cette première collection aboutie se voit successivement exposée d’abord dans un espace éphémère en 2015 avec d’autres artistes (lien photos), puis à la Fonderie de Fontenay sous bois (site) en 2016 (collectif d’artistes au sein duquel elle louera un atelier par la suite), et enfin aux journées des créateurs de Vincennes en 2016.

 

Par la suite, Bellhoré se met à son compte pour développer son savoir-faire. Elle crée, sur commande, des tables à rallonge(s), des bibliothèques, des étagères… (métal/bois).

 

Sa deuxième collection sera réalisée à cheval entre son atelier à la Fonderie et dans la Drôme où elle s’installe progressivement dans la région de Bourdeaux. Tout en gardant l’esprit épuré de la première collection, elle arbore des lignes plus arrondies et des incrustations d’acier venant habiller le bois rappellent son travail de la paille. Le travail de l’acier, noir et brut, apporte également un rendu différent de celui de l’acier brossé de la première collection.

 

Elle sera à nouveau exposée aux journées des créateurs de Vincennes en 2018.

 

A l’heure où ce site voit enfin le jour, Bellhoré travaille déjà sur sa troisième collection, a de nombreuses oeuvres à son actif et 10 ans de pratique et perfectionnement de son savoir-faire derrière elle. Elle est aujourd’hui entièrement installée dans la Drôme et vit dans le pays de Bourdeaux dans le quartier dit « la Luzerne» où son atelier niché au cœur des montagnes Drômoises peut enfin être polyvalent.

                                                            

 Nous vous invitons à pénétrer son univers de meubles mariant le bois, la paille de seigle et le métal.

Sa démarche créative est intuitive; sa sensibilité très personnelle privilégie l’esthétisme sobre, fonctionnel et décoratif; elle allie des savoir-faire ancestraux et un design élégant, féminin, aux formes simples, fluides, épurées.

Ses créations à la fois contemporaines, rétro ou vintage, magnifient la matière en créant des effets de contrastes tant dans les formes que dans les lumières. Elles sont réalisées entièrement dans son atelier.

Vous cherchez un meuble sur mesure, sobre, esthétique, fonctionnel et original , qui s’intègre ou dénote dans votre environnement? Venez la rencontrer ou contactez-la sur son site pour concevoir avec elle ce meuble qui vous ferait tant plaisir et que vous ne trouvez nulle part.

 Devis, tarifs, infos, n'hésitez pas à me contacter

Bellhoré 

bellho.meunier@gmail.com

+336 09 39 20 47